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Additif alimentaire E282 : Propionate de calcium

Mis à jour : 1 juil. 2019

On sait aujourd’hui que de nombreux additifs utilisés par l’industrie dans les aliments et cosmétiques produisent des effets négatifs sur notre corps et notamment sur nos hormones ou nos neuro transmetteurs.

Parmi ceux-ci, le propionate de calcium.


Quels sont les produits concernés ?

Souvent utilisé par les boulangers et pâtissiers pour créer des arômes artificiels, cet acide gras permet de prévenir la formation de moisissures sur les aliments. Le propionate ne figure pas parmi les additifs dangereux ou interdits.

Sans danger, vraiment ?


On comprend aisément l'intérêt pour les industriels​, dont le manque de scrupules pour la santé des consommateurs est une triste réalité : vache folle, lasagnes de bœuf à ... la viande de cheval, lait infantile contaminé à la salmonelle​, matières fécales dans des tartelettes vendues par Ikéa, fipronil dans les​ œufs, ​...​


Selon les données d’un institut britannique renommé de recherches (Leatherhead Food International), le propionate est « beaucoup répandu » dans le pain préemballé, les pâtisseries, les biscuits et le fromage.



Les risques

▪ Selon une étude australienne, on soupçonne l’acide propionique et les propionates de déclencher des troubles de comportement chez les enfants, notamment de l’hyperactivité, des insomnies, des troubles de l’attention et d’apprentissage.


▪ Une étude scientifique publiée dans la revue Science Translational Medecine indique que les produits contenant beaucoup de propionate agissent comme perturbateur métabolique et pourraient provoquer le développement de l'obésité et du diabète.

Les premières conclusions ont été faites par les chercheurs grâce à des données issues d'expériences menées sur des souris. Il a été constaté qu'une forte consommation de cet additif alimentaire pouvait déclencher des réactions métaboliques et mener au développement de résistance à l'insuline et à la prise de poids.


Afin de vérifier s'il aura le même effet sur la santé humaine, les chercheurs ont organisé une étude à l'aide de placebo. Ils ont divisé 14 personnes en deux groupes. Un groupe a consommé de la nourriture chaque jour avec un gramme de propionate et un autre, les mêmes aliments avec un placebo.


Ensuite, en se basant sur les résultats des analyses des échantillons de sang des participants, qui ont été pris avant le repas, dans les 15 minutes après et toutes les 30 minutes pendant les quatre heures suivantes, ils ont constaté que les personnes du groupe ayant consommé le repas contenant du propionate enregistraient une augmentation significative des hormones, notamment de la noradrénaline et du glucagon, peu après avoir mangé.


De ce fait, les scientifiques ont jugé que cet aliment pourrait perturber des processus métaboliques et causer le développement des maladies en question aussi chez les humains.


Autrefois, le contact avec de l’acide propionique apparaissait invraisemblable : en 1998, il a été interdit en Allemagne, mais au cours de l’harmonisation de l’UE, on l’autorisa à nouveau...


Selon l'association Que Choisir : "Plusieurs sources évoquent un lien entre certaines formes d’autisme et les bactéries du microbiote mettant en cause l'acide propionique. Ce dernier serait une neurotoxine." Ce qui n'empêche pas l'association de classer cet additif comme... "Tolérable", le principe de précaution devrait être la norme, le classement "peu recommandable" ou "à éviter" serait plus à même de défendre la santé des consommateurs.


Les additifs autorisés sont considérés sans danger, toutefois seulement pour une quantité déterminée. Les autorités ne peuvent donner de garantie absolue de santé car ils ne sont pas informés des quantités utilisées pour chaque produit alimentaire et ne connaissent pas les quantités consommées.

Et ils sont nombreux, il en existe près de 320, certains sont naturels (sel, safran, caroube…), d’autres chimiques (glutamate, aspartame, nitrites, parabènes…).


Pour aller plus loin, une émission de France Culture dédiée aux additifs alimentaires à bannir, et le livre « Additifs alimentaires : le guide indispensable pour ne plus vous empoisonner » de Corinne Gouget.