Rechercher

Oméga-9 (acide oléique)

On parle souvent des bienfaits des acides gras Oméga-3.

Penchons nous aujourd'hui sur les Oméga-9, dont l'huile d'olive en contient 74%.




Historique des oméga-9


Dans la seconde moitié du XXe siècle, notamment en Amérique du Nord, on a déclaré la guerre aux gras alimentaires, les rendant responsables de nombreux maux, entre autres les troubles cardiovasculaires et le cancer. En une trentaine d’années, à force de rechercher des aliments à faible teneur en gras, le Nord-Américain moyen a substantiellement diminué la part que le gras occupait dans son alimentation. Aujourd’hui, on doit cependant reconnaître que cette guerre aux gras n’a eu aucun effet appréciable sur la prévalence des maladies cardiovasculaires et du cancer.


En 1970, le chercheur Ancel Keys publiait une étude épidémiologique menée dans 7 pays (la Yougoslavie, l’Italie, la Grèce, la Finlande, les Pays-Bas, les États-Unis et le Japon). Il a constaté que, chez certaines populations du bassin méditerranéen, la prévalence des troubles cardiovasculaires était moins élevée qu’ailleurs, malgré une alimentation assez riche en matières grasses. Or, ces populations avaient à la fois un apport faible en gras saturés et un apport élevé en gras monoinsaturés (oméga-9).

À partir de ce moment, on a commencé à explorer le rôle et les bienfaits de ces derniers sur la santé humaine.


Description des oméga-9


Les gras oméga-9 sont aussi nommés gras monoinsaturés. En effet, la chaîne d’atomes de carbone qui compose leur molécule comprend une seule liaison double, à la différence des acides gras polyinsaturés (oméga-3 et oméga-6) qui en comprennent deux ou davantage. Le principal acide gras oméga-9 est l’acide oléique. Pour plus de détails, voir notre fiche Acides gras (vue d’ensemble).

L’organisme peut fabriquer les oméga-9 à partir des gras saturés. Il les puise aussi directement dans plusieurs aliments dont, notamment, l’olive et l’huile d’olive.


Recherches sur les oméga-9


 Prévention des troubles cardiovasculaires. Plusieurs experts estiment qu’un régime alimentaire riche en gras monoinsaturés (oméga-9) peut contribuer à réduire le risque de souffrir de troubles cardiovasculaires. Ainsi, dans un avis publié en 199, l’American Heart Association (AHA) fait les recommandations suivantes.

  • L’apport quotidien en calories provenant des matières grasses ne devrait pas dépasser 30 % de l’apport énergétique total (calories).

  • La moitié de ces matières grasses devrait provenir des gras monoinsaturés (oméga-9), un quart, des gras polyinsaturés (oméga-3 et oméga-6) et le dernier quart, des gras saturés.

  • On peut remplacer une partie des gras saturés par des gras monoinsaturés, à condition de ne pas excéder la limite totale de 30 % de l’apport énergétique quotidien provenant des matières grasses.

Les chercheurs s’entendent sur le fait que les gras saturés ne devraient pas dépasser 10 % de notre apport calorique total. Mais par quel type de gras les remplacer pour garder une bonne santé cardiovasculaire?

Les oméga-9 ont une longueur d’avance sur les oméga-6. Les deux types de gras ont des effets positifs à peu près équivalents sur les taux de « mauvais » cholestérol (LDL) et de cholestérol total, mais les oméga-9 ont des effets bénéfiques supplémentaires sur le taux de « bon » cholestérol (HDL), sur l’hypertension et la sensibilité à l’insuline.

De plus, comme le rapport oméga-6/oméga-3 est trop élevé dans l’alimentation moderne, cela donne un autre avantage aux oméga-9.


Note. Comme la plupart des études sur les oméga-9 ont porté sur l’huile d’olive, il se pourrait que les effets bénéfiques constatés ne soient pas uniquement attribuables à son contenu en oméga-9, mais aussi à sa teneur en antioxydants.


 Prévention du diabète de type 2 et du syndrome métabolique.

Selon une méta-analyse et une synthèse publiée en 2014, les gras mono-insaturés pourraient être avantageusement intégrés au régime de certains patients souffrant de diabète de type 2.


Selon l’auteur d’une synthèse approfondie publiée en 2011, un régime alimentaire riche en gras oméga-9 aurait aussi un effet préventif contre le syndrome métabolique.

Il serait plus efficace qu’une alimentation riche en glucides, car il agit sur des aspects particulièrement importants de ce syndrome : maintien du taux de « bon »cholestérol, réduction des triglycérides sanguins et amélioration de la sensibilité à l’insuline.

Il souligne, de plus, que des données récentes indiquent que la consommation d’oméga-9 est associée à 2 autres bénéfices pour prévenir ou réduire le syndrome métabolique : maintien du poids et réduction du gras abdominal.



Les aliments riches en Oméga-9 :

Huile d'Olive, d'Argan, arachide, Sésame, Tournesol oléïque.

• Noix, Noisettes, Amandes.

• Avocat.

• Lin.

• Graisses animales (bœuf, porc, volaille).